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Plat national

Quel est le plat national du Japon ?

Le Japon n’a pas de plat national officiel. Trois plats se partagent le titre : les sushis, du riz vinaigré garni, souvent de poisson cru, le plat que le monde associe au Japon ; les ramen, nouilles de blé en bouillon chaud ; et le curry au riz (karē raisu), sauce épaisse et douce sur du riz, surtout mangée à la maison. L’UNESCO a reconnu en 2013 le washoku, la culture culinaire japonaise.

Mis à jour 2026-10-124 min de lecture

Okonomiyaki

Pourquoi le Japon n’a pas un seul plat national

Au Japon, aucune loi ni aucun organisme officiel ne désigne de plat national, et les sources se partagent entre plusieurs. Les listes de plats nationaux mettent côte à côte, pour le Japon, les sushis, le sashimi, le curry japonais, les ramen, la tempura, les wagashi et la soupe miso.

La réponse honnête dépend de la question. S’il s’agit du plat qui représente le Japon à l’étranger, ce sont les sushis. Si l’on regarde les repas de tous les jours, les ramen et le curry au riz ont aussi de solides arguments : tous deux sont décrits comme des plats nationaux à part entière, et tous deux sont d’abord venus de l’étranger.

Les sushis : le plat que le monde connaît

Ce qui fait un sushi, c’est son riz, pas son poisson. La base est un riz à grain court ou moyen assaisonné de vinaigre, de sucre et de sel, appelé shari ou sumeshi. Dessus ou dedans, on met la neta : le plus souvent du poisson cru, mais aussi des fruits de mer cuits, des légumes ou de l’œuf. On le sert avec du gingembre mariné, du wasabi et de la sauce soja.

Au départ, c’était une façon de conserver le poisson en le faisant fermenter dans le riz. La forme que l’on imagine aujourd’hui, le nigiri-zushi, une tranche de poisson posée sur une boulette de riz façonnée à la main, est attribuée à Hanaya Yohei, vers 1824, à Edo, l’actuelle Tokyo. C’était alors un plat de rue, la restauration rapide des marchands de la ville.

On l’appelait d’abord Edomae zushi, parce qu’il utilisait le poisson tout juste pêché dans la baie d’Edo, aujourd’hui baie de Tokyo. Le mot Edomae reste synonyme de sushi de qualité, d’où que vienne le poisson.

Les ramen : la soupe de nouilles au passé chinois

Les ramen sont un plat sino-japonais : des nouilles de blé alcalines à la chinoise servies dans un bouillon chaud, parfumé le plus souvent à la sauce soja ou au miso, et garnies de porc en tranches (chāshū), de nori, de pousses de bambou et de cébette. Elles sont nées des soupes de nouilles servies dans le quartier chinois de Yokohama à la fin du XIXe siècle, et la première échoppe spécialisée a ouvert en 1910. Aujourd’hui, presque chaque région a son style, comme les ramen au miso de Sapporo. Pour le versant chinois de l’histoire, voyez le plat national de la Chine.

Pendant des décennies, on a méprisé les ramen comme une nourriture ouvrière bon marché, liée aux immigrés chinois. Elles comptent aujourd’hui parmi les plats les plus associés au Japon, et chaque ville défend son bouillon :

Le curry au riz : des cuisines de la marine aux cuisines familiales

Le curry est arrivé d’Inde au Japon par l’intermédiaire des Britanniques, à l’ère Meiji, et apparaît pour la première fois dans des livres de cuisine japonais en 1872. La Marine impériale japonaise l’a adopté, l’a servi avec du riz et a épaissi la sauce à la farine pour qu’elle ne se renverse pas en mer. Le résultat, une sauce épaisse et douce avec oignon, carotte, pomme de terre et viande, est devenu un plat à part entière. En 2000, on mangeait au Japon du curry plus souvent que des sushis ou de la tempura.

Le curry au riz n’est qu’une des trois formes courantes : il y a aussi le curry udon, la sauce versée sur des nouilles épaisses, et le pain au curry (karē pan), une pâte fourrée au curry vendue pour la première fois en 1927. En 1963, House Foods a lancé le Vermont Curry, un roux instantané à la pomme et au miel. Sa douceur a fait d’un plat jugé épicé, réservé aux adultes, l’un des repas préférés des enfants.

Ce que l’UNESCO a reconnu : le washoku

En 2013, l’UNESCO a inscrit « le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An » sur sa Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Elle n’a pas distingué un plat. Elle a reconnu une manière de manger : riz, poisson, légumes et plantes sauvages de saison, d’origine locale, préparés dans le respect de la nature et transmis lors des repas en famille.

L’UNESCO cite le Nouvel An comme le moment où cette culture se voit le mieux, quand les familles pilent le riz pour faire des gâteaux de riz et préparent des plats décorés dont chaque ingrédient a un sens symbolique.

D’autres plats japonais à connaître

Au-delà des trois plats célèbres, la cuisine familiale japonaise repose sur des plats comme ceux-ci. Les trois, avec ingrédients et étapes, sont sur notre page consacrée à la cuisine japonaise.

Pour les cuisines voisines, voyez notre guide de la cuisine d’Asie de l’Est.

Les recettes

Les questions qu’on se pose

Les sushis sont-ils le plat national du Japon ?

Les sushis sont le plat le plus associé au Japon à l’étranger, mais le Japon n’a pas de plat national officiel. Les ramen et le curry au riz sont aussi souvent présentés comme des plats nationaux.

Les ramen sont-elles japonaises ou chinoises ?

Les ramen sont un plat sino-japonais. Elles sont nées au Japon des soupes de nouilles du sud de la Chine servies dans le quartier chinois de Yokohama à la fin du XIXe siècle, et sont aujourd’hui considérées comme un plat japonais.

Pourquoi le curry japonais est-il différent du curry indien ?

Le curry est arrivé au Japon par les Britanniques à l’ère Meiji et a été adapté par la marine japonaise, qui l’a épaissi à la farine et servi sur du riz. C’est devenu une sauce plus douce et plus épaisse, avec oignon, carotte et pomme de terre.

La cuisine japonaise est-elle inscrite au patrimoine de l’UNESCO ?

Oui. Le washoku, la culture culinaire traditionnelle des Japonais, a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2013. L’inscription porte sur la culture culinaire, pas sur un plat.

Que mangent les Japonais au quotidien ?

Riz, poisson et légumes forment la base du régime traditionnel décrit par l’UNESCO, et les repas de tous les jours comptent aussi des plats comme le curry au riz, les ramen, les bols de riz donburi comme l’oyakodon, et des soupes miso comme le tonjiru.

À lire aussi

Sources

  1. National dish — Wikipedia
  2. Washoku, traditional dietary cultures of the Japanese — UNESCO
  3. Sushi — Wikipedia
  4. Ramen — Wikipedia
  5. Japanese curry — Wikipedia
  6. Japanese cuisine — Wikipedia

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