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Plat national

Quel est le plat national du Liban ?

Le Liban n’a pas de plat national officiellement déclaré, mais le plus souvent cité est le kebbé (kibbeh) : de l’agneau ou du bœuf maigre pilé avec du boulgour fin en une pâte lisse, puis façonné et frit, cuit au four en plaque ou servi cru. Le taboulé, salade de persil et de boulgour, est aussi cité, et le Liban fête chaque juillet une Journée nationale du taboulé.

Mis à jour 2026-10-124 min de lecture

Tabbouleh

Qu’est-ce que le kebbé ?

Le kebbé est une pâte de viande maigre épicée, le plus souvent de l’agneau, et de boulgour. Autrefois, la viande était pilée dans un mortier de pierre (jorn) avec un pilon (modaqqa), puis pétrie avec les épices et le boulgour trempé. Aujourd’hui, la plupart des cuisiniers passent la viande plusieurs fois au hachoir jusqu’à ce qu’elle soit lisse.

La pâte est ensuite façonnée. La forme classique est une coque ovale farcie de viande hachée cuite et de pignons, puis frite. Faire le kebbé à la main reste un travail long, si bien qu’au Liban on le garde souvent pour les fêtes, les célébrations et le déjeuner du dimanche.

Le kebbé est considéré comme un plat national à la fois au Liban et en Syrie, et il en existe des versions en Turquie, en Arménie, à Chypre et en Égypte. La ville syrienne d’Alep revendique à elle seule au moins 17 sortes. Les villes libanaises ont aussi les leurs : le kebbé lakteen, parfumé au potiron, est apprécié à Beit Mery, et le kebbé zghartaoui, cuit au four, vient d’Ehden.

Les principales formes de kebbé au Liban

D’où vient le kebbé ?

Le nom vient de la racine arabe k-b-b. Selon l’historienne de l’alimentation Nawal Nasrallah, la plus ancienne mention du kebbé comme coque de viande hachée et de céréale farcie figure dans le dictionnaire du XVIIIe siècle Taj al-’Arus, qui l’attribue aux gens du Levant.

Au XIXe siècle, il était déjà très populaire au Liban. Le missionnaire américain William McClure Thomson, de passage en 1847, l’appelait « le plat national des Arabes », et le livre de cuisine beyrouthin de 1885 Ustadh al-Tabbakhin, de Khalil Khattar Sarkis, donnait déjà 15 recettes de kebbé. Un peu plus tôt, en 1844, l’orientaliste suédois Jacob Berggren recensait huit sortes de kebbé et notait un proverbe sur sa place à table : « sans notre koubbé, nous serions tous morts ».

Le taboulé, l’autre candidat

Le taboulé est le plat le plus cité après le kebbé, et le seul à avoir sa journée nationale : la Journée nationale du taboulé est fêtée au Liban le premier samedi de juillet depuis 2001. Il vient des montagnes du Liban et de la Syrie.

Le taboulé libanais est une salade d’herbes, pas une salade de céréales. Dans notre recette de taboulé, 300 g de persil plat haché au couteau ne portent que 40 g de boulgour fin, ramolli 15 minutes dans le jus des tomates coupées en dés plutôt que trempé dans l’eau. L’assiette doit être verte, pas beige. Le kısır turc et l’eetch arménien font l’inverse et mettent bien plus de boulgour que de persil. Le persil se hache au couteau bien aiguisé, jamais au robot, qui meurtrit les feuilles et rend la salade amère, et l’assaisonnement de jus de citron, huile d’olive et pincée de piment de la Jamaïque ne s’ajoute qu’au moment de servir. On sert à côté des feuilles de romaine ou de jeune chou pour le ramasser.

Houmous, kafta et autres plats à connaître

Le houmous est sur presque toutes les tables de mezzé libanaises. La version libanaise se fait avec des pois chiches pelés encore chauds, mixés avec tahiné, citron et eau glacée, sans cumin. Le Liban et Israël se sont disputé le record Guinness de la plus grande assiette ; en mai 2010, 300 cuisiniers d’al-Fanar, près de Beyrouth, en ont préparé une d’environ 10 450 kg. Deux ans plus tôt, en 2008, l’Association des industriels libanais avait demandé au ministère de l’Économie et du Commerce de solliciter auprès de la Commission européenne une protection du houmous comme produit libanais.

La kafta est un hachis d’agneau et de bœuf travaillé avec de l’oignon essoré, du persil et des sept épices, pressé sur des brochettes plates et grillé au charbon 4 à 5 minutes de chaque côté, puis glissé directement dans un pain pita chaud avec des oignons au sumac.

L’arak, eau-de-vie anisée et boisson nationale du Liban, accompagne d’ordinaire un repas traditionnel. La cuisine libanaise appartient à la grande table du Moyen-Orient. Vous trouverez les trois plats, avec les ingrédients et chaque étape, sur notre page consacrée à la cuisine libanaise.

Les recettes

Les questions qu’on se pose

Le kebbé est-il libanais ou syrien ?

Les deux. Le kebbé est considéré comme un plat national du Liban et de la Syrie et vient du Levant au sens large ; Alep en Syrie et le Liban-Sud en sont tous deux réputés.

Le houmous est-il le plat national du Liban ?

En général, non. Le houmous est au cœur du mezzé libanais, mais les plats le plus souvent cités comme plat national du Liban sont le kebbé et le taboulé.

Le kebbé se mange-t-il cru ?

Une de ses versions, oui. Le kebbé nayyé est de l’agneau cru haché avec du boulgour, ce qui demande une viande très fraîche et de grande qualité ; les autres formes sont frites, cuites au four ou grillées.

Quand a lieu la Journée nationale du taboulé au Liban ?

Le premier samedi de juillet. Elle est fêtée chaque année depuis 2001.

Avec quoi sert-on le kebbé ?

Le kebbé frit ou au four se sert souvent avec du yaourt ou une salade concombre-yaourt, et le kebbé nayyé avec menthe, oignons verts, huile d’olive et pain.

À lire aussi

Sources

  1. Kibbeh — Wikipedia
  2. The national dish of Lebanon — Sourat.com (archived)
  3. National dish — Wikipedia
  4. Tabbouleh — Wikipedia
  5. Lebanese cuisine — Wikipedia
  6. Hummus — Wikipedia

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